Comprendre la trésorerie de masseur(euse)-kinésithérapeute libéral(e)
Le kinésithérapeute libéral a un profil financier distinct des autres professions de santé. Avec un chiffre d'affaires moyen entre 70 000 et 100 000 € par an, le kiné libéral doit absorber des charges de structure significatives (loyer de cabinet, matériel de rééducation, électrothérapie, consommables) en plus des cotisations obligatoires URSSAF et CARPIMKO. Cette double pression — charges fixes élevées et cotisations proportionnelles — rend le pilotage de trésorerie particulièrement critique.
Comme l'infirmier libéral, le kiné cotise à la CARPIMKO. En 2026, la retraite de base applique notamment 8,73 % jusqu'à 48 060 € et 1,87 % dans la limite de 240 300 €. La retraite complémentaire devient proportionnelle à 8,70 %, entre une assiette minimale de 24 030 € et maximale de 144 180 €. S'ajoutent l'ASV pour l'activité conventionnée et l'invalidité-décès ; l'appel CARPIMKO confirme le montant individuel.
Le choix entre micro-BNC et BNC réel est particulièrement stratégique pour un kiné. En micro-BNC, l'abattement forfaitaire de 34 % est censé couvrir vos charges. Mais un kiné en cabinet avec un loyer de 800 €/mois, du matériel amorti et une assurance professionnelle dépasse souvent largement les 34 % de charges réelles. Dans ce cas, le passage au BNC réel (déclaration contrôlée 2035) peut réduire significativement votre assiette de cotisations et votre impôt. Docaly simule les deux scénarios pour vous aider à faire le bon choix.
Les kinésithérapeutes libéraux exercent souvent en cabinet de groupe, en SCM (Société Civile de Moyens) ou avec des collaborateurs. Ces modes d'exercice impactent la trésorerie : la redevance de collaboration versée par un collaborateur libéral est un revenu supplémentaire pour le titulaire mais pas du CA conventionné, et la SCM implique des appels de fonds pour les charges communes. Docaly vous permet de saisir ces flux pour avoir une vision nette de votre revenu réellement disponible.
La formation continue est obligatoire pour les kinésithérapeutes (DPC — Développement Professionnel Continu). C'est à la fois une charge déductible (en BNC réel) et un investissement qui peut impacter votre activité pendant les jours de formation. Anticiper ces périodes de moindre activité dans votre trésorerie est essentiel pour éviter les creux — Docaly vous aide à lisser votre revenu sur l'année en tenant compte de ces variations.