Comprendre la trésorerie de orthophoniste libéral(e)
L'orthophoniste libéral(e) a un profil financier marqué par une forte saisonnalité et un CA moyen plus modeste que d'autres professions CARPIMKO. Avec un chiffre d'affaires annuel compris entre 50 000 et 70 000 €, l'orthophoniste doit composer avec des creux d'activité significatifs pendant les vacances scolaires (sa patientèle étant majoritairement pédiatrique) tout en honorant des cotisations URSSAF et CARPIMKO calculées sur une base annuelle lissée.
L'orthophoniste cotise à la CARPIMKO au même titre que les infirmiers, kinésithérapeutes, pédicures-podologues et orthoptistes. En 2026, le régime complémentaire est proportionnel à 8,70 %, avec une assiette minimale de 24 030 € et maximale de 144 180 €. L'invalidité-décès reste forfaitaire et l'ASV s'ajoute pour l'activité conventionnée avec une participation de l'Assurance Maladie.
Certains orthophonistes combinent un poste salarié (centre de rééducation, hôpital, CMPP) et une activité libérale, même si ce cas de figure reste minoritaire. Dans ce cas, seuls les revenus libéraux sont soumis aux cotisations CARPIMKO — mais l'URSSAF applique des règles de cumul qui peuvent compliquer le calcul. Docaly isole la part libérale pour un calcul précis de vos cotisations et de votre revenu net.
La facturation de l'orthophoniste combine des bilans orthophoniques (AMO plus élevés, réalisés en début de prise en charge et tous les 50-100 séances) et des séances de rééducation régulières (AMO standard). Cette alternance crée une irrégularité naturelle du CA mensuel : un mois avec plusieurs bilans sera nettement plus rémunérateur qu'un mois de séances courantes. Docaly lisse cette variabilité pour vous donner une vision réaliste de votre trésorerie sur l'année.
Le démarrage d'activité est un moment critique pour l'orthophoniste libéral(e). La patientèle se constitue progressivement tandis que l'Urssaf et la CARPIMKO émettent des appels provisoires. Après la déclaration annuelle, les échéanciers sont actualisés. Docaly estime cet écart pour protéger la trésorerie lors de la montée en charge.