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Guide complet : cotisations URSSAF de l'infirmier(e) libéral(e) en 2026

En tant qu'infirmier(e) libéral(e) (IDEL), vos cotisations URSSAF représentent le poste de charges sociales le plus important de votre activité. Elles financent votre protection sociale — maladie, maternité, allocations familiales, CSG-CRDS — et conditionnent directement le montant que vous pouvez réellement vous verser chaque mois.

Or 2026 marque un tournant : la réforme de l'assiette sociale entre en application concrète avec la déclaration de vos revenus 2025. Nouvelle base de calcul, abattement forfaitaire de 26 %, hausse de la cotisation maladie, rééquilibrage en faveur de la retraite… Les règles changent, et avec elles le montant de vos prélèvements.

Ce guide détaille l'ensemble de vos cotisations URSSAF en 2026 : les taux applicables, la mécanique de calcul, les échéances à respecter et les pièges à éviter, notamment le système de régularisation qui prend de court de nombreux IDEL chaque année. Vous y trouverez aussi un cas pratique chiffré pour estimer concrètement ce que vous devrez payer.

Ce qui change en 2026 : la réforme de l'assiette sociale

Une assiette unique pour toutes vos cotisations

La réforme portée par le décret n° 2024-688 du 5 juillet 2024 simplifie en profondeur le calcul des cotisations des travailleurs indépendants. Elle s'applique à compter d'avril 2026, lors de la campagne de déclaration des revenus 2025.

Le principe central : vos cotisations sociales et votre CSG-CRDS sont désormais calculées sur la même base, appelée assiette unique. Concrètement, cette assiette correspond à votre bénéfice professionnel (recettes moins charges d'exploitation), auquel on applique un abattement forfaitaire de 26 %. Cet abattement remplace l'ancien mécanisme de déduction des cotisations sociales dans le calcul de l'assiette CSG-CRDS.

Pour illustrer : si votre bénéfice professionnel est de 45 000 €, l'abattement de 26 % retire 11 700 €. Votre assiette de cotisations sera donc de 33 300 €, et c'est sur cette base que s'appliqueront tous les taux détaillés plus bas.

L'impact concret pour les IDEL

Le montant global de vos prélèvements sociaux ne devrait pas augmenter significativement. En revanche, leur répartition évolue : la part de CSG-CRDS diminue au profit des cotisations dites "contributives", notamment la retraite. En clair, vous cotisez davantage pour vos droits à la retraite et moins pour la CSG-CRDS. Pour les infirmiers libéraux, cela signifie une meilleure valorisation des trimestres de retraite validés chaque année.

Autre nouveauté importante : le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) est fixé à 48 060 € en 2026, soit une hausse de 2 % par rapport à 2025. Ce plafond sert de référence dans le barème progressif de plusieurs cotisations.

Le détail de vos cotisations URSSAF en 2026

En tant qu'IDEL conventionné(e), vous relevez du régime des Praticiens et Auxiliaires Médicaux Conventionnés (PAMC). Voici les différentes cotisations prélevées par l'URSSAF et leurs taux applicables en 2026.

Cotisation maladie-maternité

C'est la cotisation qui évolue le plus avec la réforme. Le taux plein est désormais fixé à 8,5 % de votre assiette (contre 6,5 % auparavant pour les professions réglementées). Toutefois, pour les revenus les plus modestes, un barème progressif s'applique :

  • Revenus inférieurs à 20 % du PASS (9 612 €) : taux de 0 %
  • Entre 20 % et 40 % du PASS (9 612 € à 19 224 €) : taux progressif de 0 à 1,5 %
  • Entre 40 % et 60 % du PASS (19 224 € à 28 836 €) : taux progressif de 1,5 % à 4 %
  • Entre 60 % et 110 % du PASS (28 836 € à 52 866 €) : taux progressif de 4 % à 6,5 %
  • Entre 110 % et 200 % du PASS (52 866 € à 96 120 €) : taux progressif de 6,5 % à 7,7 %
  • Entre 200 % et 300 % du PASS (96 120 € à 144 180 €) : taux progressif de 7,7 % à 8,5 %
  • Au-delà de 300 % du PASS : cotisation additionnelle de 6,5 %

Point clé pour les IDEL conventionnés : l'Assurance Maladie (CPAM) prend en charge la quasi-totalité de cette cotisation sur vos revenus conventionnés. Votre reste à charge réel est de seulement 0,10 %. C'est un avantage considérable du régime PAMC par rapport aux professions non conventionnées.

En revanche, si vous avez des revenus non conventionnés (dépassements d'honoraires, activité hors CPAM), une contribution additionnelle de 3,25 % s'applique sur cette part de revenus.

Cotisation d'allocations familiales

Cette cotisation finance la branche famille de la Sécurité sociale. Les taux dépendent du niveau de revenu :

  • Revenus inférieurs à 110 % du PASS (52 866 €) : taux de 0 %
  • Entre 110 % et 140 % du PASS (52 866 € à 67 284 €) : taux progressif de 0 à 3,10 %
  • Au-delà de 140 % du PASS : taux plein de 3,10 %

Pour la majorité des IDEL dont le bénéfice net après abattement reste sous 52 866 €, cette cotisation est donc nulle.

CSG-CRDS (Contribution Sociale Généralisée et Contribution au Remboursement de la Dette Sociale)

La CSG-CRDS est calculée sur votre assiette unique (bénéfice abattu de 26 %). Le taux global est de 9,70 %, réparti comme suit :

  • CSG déductible : 6,80 %
  • CSG non déductible : 2,40 %
  • CRDS : 0,50 %

Avec la réforme de 2026, la base de calcul de la CSG-CRDS s'aligne sur celle des autres cotisations. L'assiette étant désormais identique, le montant de CSG-CRDS diminue légèrement par rapport à l'ancien système, mais cette baisse est compensée par la hausse des cotisations retraite.

Cotisation d'indemnités journalières

Cette cotisation vous ouvre droit à des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail. Le taux est de 0,30 %, applicable sur les revenus compris entre 40 % du PASS (19 224 €) et 3 PASS (144 180 €).

Contribution aux Unions Régionales des Professionnels de Santé (CURPS)

Cotisation modeste mais obligatoire, au taux de 0,10 % de votre revenu professionnel.

Contribution à la Formation Professionnelle (CFP)

La CFP est un montant forfaitaire annuel : 137 € en 2026 pour les professions libérales. Elle vous donne accès au Développement Professionnel Continu (DPC) et à d'autres formations.

Comment se calcule l'assiette de cotisations d'un IDEL ?

En BNC réel (déclaration contrôlée)

Si vous êtes au régime de la déclaration contrôlée (BNC réel), l'assiette de vos cotisations 2026 est la suivante :

Assiette = (Recettes – Charges professionnelles déductibles) × 0,74

Autrement dit : votre bénéfice net, diminué de l'abattement forfaitaire de 26 %. Les charges professionnelles déductibles comprennent notamment vos frais de véhicule, votre assurance RCP, votre matériel médical, votre logiciel de facturation, vos frais de téléphone, etc.

En micro-BNC

Si votre chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 77 700 € et que vous êtes au régime micro-BNC, vos cotisations sont calculées sur votre CA après application de l'abattement forfaitaire de 34 % propre au régime micro, puis de l'abattement de 26 % lié à la réforme de l'assiette. L'URSSAF applique un taux forfaitaire global d'environ 21,1 % sur le chiffre d'affaires encaissé.

BNC réel ou micro-BNC : quel régime choisir ?

Le micro-BNC est plus simple à gérer, mais le régime réel devient souvent plus avantageux dès que vos charges professionnelles dépassent 34 % de votre CA. Pour un IDEL avec des frais de véhicule importants (tournées quotidiennes), un loyer de cabinet, du matériel médical et une assurance RCP, le seuil de bascule peut être atteint bien avant les 77 700 € de CA. À partir de 50 000 à 60 000 € de chiffre d'affaires, il est judicieux de faire le calcul comparatif avec votre comptable ou votre AGA.

Le système de cotisations provisionnelles et de régularisation

C'est le mécanisme qui crée le plus de stress financier chez les IDEL, et à juste titre : il est la première cause de problèmes de trésorerie en libéral.

Le principe : payer sur la base de N-1 (ou N-2)

Vos cotisations de l'année en cours sont calculées à titre provisionnel, sur la base de vos derniers revenus connus. Concrètement, en 2026, vos cotisations provisionnelles sont basées sur vos revenus de 2024 (déclarés en 2025).

Si votre activité a progressé entre-temps — ce qui est fréquent, surtout en début de carrière — un écart se creuse entre ce que vous payez et ce que vous devrez réellement.

La régularisation : le moment de vérité

Une fois vos revenus réels de 2025 déclarés (campagne d'avril 2026), l'URSSAF recalcule vos cotisations définitives pour 2025 et ajuste le tir. Si vos revenus réels étaient supérieurs à la base provisionnelle, vous recevez une demande de complément — la fameuse régularisation.

Pour un IDEL dont le CA a progressé de 10 000 à 15 000 € d'une année sur l'autre, la régularisation peut facilement atteindre 3 000 à 5 000 €, voire davantage. Certains IDEL font face à des régularisations supérieures à 8 000 € en une seule échéance.

C'est d'ailleurs la raison d'être d'un outil comme Docaly : chaque mois, il calcule l'écart entre vos cotisations provisionnelles et ce que vous devrez réellement, pour que la régularisation ne soit jamais une surprise. Mais avant d'en parler plus en détail, voyons les autres pièges à connaître.

Les deux premières années : attention au piège

Lors de votre installation, vos cotisations URSSAF sont calculées sur une base forfaitaire réduite (environ 7 453 € de revenus pour la première année en 2026, et 10 592 € pour la deuxième année). Le montant prélevé est donc très faible — ce qui peut donner une fausse impression de confort.

Mais en année 3, quand l'URSSAF dispose enfin de vos revenus réels, la régularisation tombe. Pour un IDEL qui a généré 60 000 à 70 000 € de CA dès sa première année, le rattrapage peut représenter plusieurs milliers d'euros.

Conseil : dès votre première année d'exercice, provisionnez systématiquement entre 40 et 50 % de votre chiffre d'affaires pour couvrir l'ensemble de vos charges sociales (URSSAF + CARPIMKO) et fiscales. Mieux vaut avoir un surplus de trésorerie que de subir un choc de régularisation.

Les échéances de paiement

Vous avez le choix entre deux modes de paiement de vos cotisations URSSAF :

Paiement trimestriel : quatre échéances aux dates du 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre.

Paiement mensuel : douze prélèvements le 5 ou le 20 de chaque mois, de janvier à décembre.

Le paiement dématérialisé est obligatoire depuis 2018 (prélèvement automatique ou virement). Tout paiement par un autre moyen entraîne une majoration de 0,2 % du montant dû.

La mensualisation est généralement recommandée pour lisser la charge sur l'année et éviter les à-coups de trésorerie en début de trimestre. C'est d'autant plus pertinent si vous débutez et que votre CA fluctue d'un mois à l'autre.

Cas pratique : estimation des cotisations URSSAF d'un IDEL en 2026

Prenons l'exemple de Sophie, IDEL titulaire en BNC réel, avec les données suivantes :

  • Chiffre d'affaires annuel : 70 000 €
  • Charges professionnelles déductibles : 15 000 € (véhicule, assurance RCP, matériel, téléphone, logiciel)
  • Bénéfice professionnel : 55 000 €
  • Assiette après abattement de 26 % : 55 000 × 0,74 = 40 700 €

Voici une estimation de ses cotisations URSSAF annuelles :

  • Cotisation maladie-maternité : avec un revenu conventionné et la prise en charge CPAM, le reste à charge de Sophie est d'environ 0,10 %, soit environ 41 €
  • Allocations familiales : assiette de 40 700 €, inférieure à 110 % du PASS → 0 €
  • CSG-CRDS : 40 700 € × 9,70 % = 3 948 € (dont 2 768 € de CSG déductible)
  • Indemnités journalières : 0,30 % sur la tranche 19 224 € – 40 700 € = 64 €
  • CURPS : 40 700 € × 0,10 % = 41 €
  • CFP : montant forfaitaire = 137 €

Total estimé des cotisations URSSAF de Sophie : environ 4 231 € par an, soit environ 353 € par mois.

Ce montant ne comprend pas les cotisations CARPIMKO (retraite de base, complémentaire, ASV et invalidité-décès), qui représentent un poste supplémentaire de l'ordre de 5 000 à 9 000 € par an selon le revenu. Au total, les charges sociales obligatoires d'un IDEL avec ce profil se situent donc entre 9 000 et 13 000 € par an.

Important : ces chiffres sont des estimations indicatives basées sur les taux connus en février 2026. Ils ne se substituent pas au calcul officiel de l'URSSAF ni aux conseils d'un expert-comptable.

IDEL remplaçant(e) : des règles identiques

Si vous exercez en tant qu'infirmier(e) libéral(e) remplaçant, sachez que vous êtes soumis(e) aux mêmes taux et aux mêmes règles de cotisation que les titulaires. Vous relevez du régime PAMC et bénéficiez de la prise en charge CPAM de la cotisation maladie dans les mêmes conditions.

La seule différence réside dans le calcul de votre bénéfice : vos revenus correspondent aux rétrocessions d'honoraires que vous percevez du titulaire, après déduction de vos propres charges professionnelles. La base de calcul de vos cotisations (et donc la régularisation éventuelle) s'appuie sur ce bénéfice net.

L'ACRE en 2026 : ce qui a changé

L'Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise (ACRE) permet une exonération partielle ou totale de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité.

Changement majeur depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 : l'ACRE n'est plus accordée automatiquement. Vous devez désormais déposer une demande expresse auprès de l'URSSAF lors de votre installation. De plus, le dispositif est recentré sur les demandeurs d'emploi et les personnes en situation de vulnérabilité.

Les conditions d'exonération restent liées au revenu :

  • Exonération intégrale si le revenu annuel est inférieur à 35 325 €
  • Exonération dégressive entre 35 325 € et 47 100 €
  • Pas d'exonération au-delà de 47 100 €

Si vous prévoyez de vous installer en 2026, ne passez pas à côté de cette démarche : l'économie peut représenter plusieurs milliers d'euros sur votre première année.

Ce que Docaly simplifie pour vous

Comprendre le détail de chaque taux et chaque seuil est une chose. Les appliquer chaque mois à votre situation réelle, en tenant compte de l'évolution de votre CA, de vos charges et du décalage entre cotisations provisionnelles et cotisations définitives, en est une autre.

C'est exactement ce que fait Docaly. Chaque mois, à partir de votre chiffre d'affaires réel, Docaly calcule automatiquement vos cotisations URSSAF et CARPIMKO selon les taux en vigueur, estime l'écart entre ce que vous payez à titre provisionnel et ce que vous devrez réellement, et vous indique précisément combien mettre de côté pour absorber la régularisation à venir.

Le résultat : vous savez chaque mois combien vous pouvez réellement vous verser, sans mauvaise surprise. Plus besoin de tableur Excel approximatif ou d'attendre votre bilan annuel pour savoir où vous en êtes.

Que vous soyez titulaire ou remplaçant(e), en micro-BNC ou en BNC réel, en début d'activité ou en croisière, Docaly s'adapte à votre situation.

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