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Première année d'installation en libéral : quelles cotisations prévoir ?

Vous vous installez en libéral ? URSSAF, CARPIMKO, CIPAV, CARMF… Découvrez toutes les cotisations à anticiper dès votre première année d'activité et évitez le piège de la régularisation.

Par l'équipe Docaly·19 mars 2026·Mis à jour le 24 avril 2026·13 min de lecture

Première année d'installation en libéral : quelles cotisations prévoir ?

S'installer en libéral, c'est gagner en autonomie. Mais c'est aussi découvrir un système de cotisations sociales dont personne ne vous a vraiment parlé pendant vos études. URSSAF, caisse de retraite, contribution formation… Les premiers appels de cotisations arrivent quelques mois après le début d'activité, souvent sans que l'on sache précisément à quoi s'attendre ni combien mettre de côté.

Le piège, c'est que les montants demandés la première année sont artificiellement bas. Calculés sur une base forfaitaire déconnectée de vos revenus réels, ils créent une illusion de légèreté qui se paie cher en année 3, quand la régularisation tombe. Ce guide détaille l'ensemble des cotisations à prévoir dès votre première année d'exercice en tant que professionnel de santé libéral, que vous soyez infirmier, kinésithérapeute, médecin, dentiste, ostéopathe, psychologue ou toute autre profession de santé.

Le problème : des cotisations opaques et un faux sentiment de confort

Quand vous démarrez votre activité libérale, l'URSSAF ne connaît pas encore vos revenus. Elle ne peut donc pas calculer vos cotisations réelles. La solution retenue par le système français : appliquer une base forfaitaire pendant les deux premières années, puis régulariser en année 3 sur la base de vos revenus réels.

En pratique, cela signifie que vos premières cotisations sont basses — parfois étonnamment basses au regard de ce que vous gagnez. Beaucoup de soignants libéraux s'y habituent, ajustent leur train de vie en conséquence, puis reçoivent en année 3 une demande de régularisation de plusieurs milliers d'euros qu'ils n'avaient pas provisionnée.

L'autre difficulté, c'est la multiplicité des interlocuteurs. En tant que professionnel de santé libéral, vous cotisez à l'URSSAF pour la protection sociale de base, mais aussi à une caisse de retraite spécifique (CARPIMKO, CARMF, CARCDSF, CAVP ou CIPAV selon votre profession). Chaque organisme a ses propres règles, ses propres échéances et ses propres mécanismes de régularisation. Naviguer dans cette complexité sans y être préparé, c'est le quotidien de milliers de soignants qui s'installent chaque année.

Les cotisations URSSAF de la première année

La base forfaitaire : 9 131 € en 2026

En l'absence de revenus de référence, l'URSSAF calcule vos cotisations provisionnelles de première année sur une base forfaitaire fixée à 19 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). En 2026, le PASS étant de 48 060 €, la base forfaitaire s'établit à 9 131 €. C'est sur ce montant fictif que l'URSSAF applique les différents taux de cotisations — et non sur votre chiffre d'affaires réel.

Concrètement, si vous êtes auxiliaire médical conventionné (infirmier, kinésithérapeute, orthophoniste, pédicure-podologue, orthoptiste), vos cotisations URSSAF de première année portent sur cette base de 9 131 €, ce qui donne des montants très modestes par rapport à ce que vous paierez réellement une fois vos revenus connus. Pour le détail, consultez les guides spécifiques : cotisations URSSAF de l'IDEL en 2026 et cotisations URSSAF du kiné. Pour les médecins, dentistes, sages-femmes et pharmaciens, la même base forfaitaire s'applique à l'URSSAF, seule la caisse de retraite diffère.

La deuxième année d'activité est calculée sur la même logique : 19 % du PASS de l'année en cours. Vos cotisations restent donc basses pendant 24 mois — deux années complètes pendant lesquelles l'écart entre ce que vous payez et ce que vous devrez réellement se creuse silencieusement.

Ce que vous payez concrètement à l'URSSAF en année 1

Sur la base forfaitaire de 9 131 €, les principales cotisations URSSAF de première année comprennent la cotisation maladie-maternité (dont une part importante est prise en charge par la CPAM pour les professionnels conventionnés), les allocations familiales (exonérées en dessous de 110 % du PASS), la CSG-CRDS (9,70 % de l'assiette sociale), les indemnités journalières, et la contribution formation professionnelle (CFP), qui est un forfait annuel de 137 € en 2026 pour les professions libérales de santé.

Le total URSSAF de première année pour un professionnel de santé conventionné se situe généralement entre 1 500 et 2 500 € sur l'année, selon la profession et le statut de conventionnement. C'est peu. Trop peu, même, quand on sait que le montant réel sur vos revenus définitifs sera souvent trois à cinq fois plus élevé.

Micro-BNC : un cas particulier

Si vous optez pour le régime micro-BNC (possible tant que votre chiffre d'affaires ne dépasse pas 77 700 € en 2026), vos cotisations URSSAF sont calculées différemment. Pour choisir entre micro-BNC et BNC réel dès votre installation, consultez notre comparatif chiffré. Un taux forfaitaire global d'environ 21,1 % est appliqué directement sur votre chiffre d'affaires, sans base forfaitaire. Dans ce cas, vos cotisations suivent vos revenus dès le premier euro encaissé, ce qui réduit le risque de régularisation mais peut peser sur la trésorerie en début d'activité.

Les cotisations retraite : la caisse dépend de votre profession

Au-delà de l'URSSAF, vous cotisez obligatoirement à une caisse de retraite dont le choix dépend de votre profession. C'est souvent le poste le plus méconnu — et le plus sous-estimé — par les soignants qui s'installent.

CARPIMKO : infirmiers, kinés, orthophonistes, pédicures-podologues, orthoptistes

La CARPIMKO gère la retraite et la prévoyance des auxiliaires médicaux. Pour le détail des cotisations CARPIMKO en première année et les barèmes 2026, consultez notre guide complet. Elle comprend quatre régimes obligatoires : le régime de base (proportionnel au revenu, via la CNAVPL), le régime complémentaire, l'ASV (Avantage Social Vieillesse, réservé aux conventionnés) et l'invalidité-décès.

En première année d'activité, la CARPIMKO applique également une base forfaitaire pour le régime de base. La cotisation du régime de base est donc modeste. En revanche, certaines cotisations restent dues intégralement dès la première année, notamment l'invalidité-décès (cotisation forfaitaire de 1 022 €) et l'ASV pour les conventionnés (part praticien d'environ 236 €).

Depuis la réforme 2026, le régime complémentaire CARPIMKO est devenu intégralement proportionnel aux revenus, avec un taux de 8,70 % sur une assiette comprise entre 0,5 PASS et 3 PASS. Pour un début d'activité avec des revenus faibles, la cotisation complémentaire minimale correspond à 8,70 % de 0,5 PASS, soit environ 2 091 €.

Au total, les cotisations minimales CARPIMKO de première année pour un auxiliaire médical conventionné s'élèvent à environ 3 370 € en 2026 pour un début d'activité au 1er janvier, ACRE incluse. Un montant qui peut paraître gérable, mais qui masque la réalité de l'année 3.

CARMF : médecins

Les médecins libéraux cotisent à la CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France). Le mécanisme est similaire : base forfaitaire les deux premières années, puis régularisation. La CARMF comprend un régime de base, un régime complémentaire, un régime ASV (pour les médecins conventionnés secteur 1 et secteur 2 ayant opté pour le contrat OPTAM) et une cotisation invalidité-décès.

CARCDSF : dentistes et sages-femmes

Les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes relèvent de la CARCDSF. Même logique de cotisations forfaitaires en début d'activité, avec régularisation ultérieure.

CAVP : pharmaciens

Les pharmaciens libéraux cotisent à la CAVP. La mécanique est identique, avec des particularités propres au régime des pharmaciens (retraite de base CNAVPL + régime complémentaire CAVP).

CIPAV : ostéopathes, psychologues, ergothérapeutes, diététiciens, psychomotriciens, chiropracteurs

Les professions de santé non conventionnées par la Sécurité sociale relèvent généralement de la CIPAV pour leur retraite complémentaire. Les cotisations CIPAV sont désormais proportionnelles au revenu (réforme entrée en vigueur), avec un taux de 11 % pour la part plafonnée et 21 % au-delà du PASS. Le montant des cotisations de première année est calculé sur la base forfaitaire URSSAF de 9 131 €, ce qui donne là aussi des montants initialement modestes.

C'est d'ailleurs l'un des pièges les plus fréquents pour les ostéopathes, psychologues et autres professions CIPAV : les cotisations basses des deux premières années créent un faux sentiment de sécurité, alors que la régularisation en année 3 peut représenter un choc de trésorerie considérable, surtout quand le chiffre d'affaires a bien progressé entre-temps. C'est la raison d'être d'un outil comme Docaly : chaque mois, il calcule l'écart entre vos cotisations provisionnelles et vos cotisations réelles estimées, pour que vous sachiez exactement combien mettre de côté. Mais revenons d'abord au mécanisme de régularisation pour bien comprendre l'enjeu.

8 000 à 12 000 € de rattrapage en année 3 : vous êtes prêt ?

Vos cotisations forfaitaires sont basses — mais l'écart se creuse chaque mois. En année 3, la régularisation URSSAF + caisse de retraite peut dépasser 10 000 € d'un coup. Avec Docaly, vous savez exactement combien mettre de côté chaque mois pour absorber ce rattrapage sans stress.

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L'ACRE 2026 : ce qui a changé pour les créateurs d'entreprise

L'Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise (ACRE) est un dispositif d'exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. En tant que professionnel de santé qui s'installe en libéral, vous pouvez potentiellement en bénéficier — mais la réforme de janvier 2026 a considérablement durci les conditions.

Les nouvelles règles depuis janvier 2026

Trois changements majeurs sont entrés en vigueur avec la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Premièrement, l'ACRE n'est plus automatique. Auparavant, pour la plupart des travailleurs indépendants (hors micro-entrepreneurs), l'exonération se déclenchait d'office. Depuis janvier 2026, vous devez obligatoirement déposer une demande auprès de l'URSSAF dans les 60 jours suivant le début d'activité. Sans cette démarche, pas d'ACRE.

Deuxièmement, les bénéficiaires sont restreints. L'ACRE est désormais réservée à des catégories précises de créateurs : demandeurs d'emploi inscrits à France Travail, bénéficiaires du RSA ou de l'ASS, créateurs dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV), jeunes de 18 à 25 ans, personnes en situation de handicap, entre autres. Un soignant qui quitte le salariat pour s'installer en libéral sans être inscrit comme demandeur d'emploi n'est plus forcément éligible.

Troisièmement, l'exonération est plafonnée à 25 % des cotisations dues. Avant 2026, l'exonération pouvait être totale pour les revenus inférieurs à 75 % du PASS (soit 36 045 € en 2026). Désormais, même si vous remplissez les conditions, l'exonération maximale est de 25 % — une réduction significative de l'avantage financier.

Ce que l'ACRE couvre (et ne couvre pas)

L'exonération porte sur les cotisations de maladie, maternité, retraite de base, invalidité-décès et allocations familiales. En revanche, la CSG-CRDS, la contribution formation professionnelle (CFP) et les cotisations de retraite complémentaire restent dues dans tous les cas.

Pour les professions CARPIMKO, l'ACRE exonère la cotisation de retraite de base et d'invalidité-décès, mais la cotisation complémentaire et l'ASV restent intégralement dues. Pour les professions CIPAV, l'exonération concerne la retraite de base et l'invalidité-décès, mais la retraite complémentaire CIPAV reste due.

L'impact concret sur votre première année

Prenons l'exemple de Camille, infirmière libérale qui s'installe au 1er janvier 2026 et qui est éligible à l'ACRE. Avec le nouveau plafonnement à 25 %, l'économie sur ses cotisations URSSAF de première année sera de l'ordre de quelques centaines d'euros sur un total déjà faible (puisque calculé sur la base forfaitaire de 9 131 €). L'ACRE reste un coup de pouce, mais il ne faut pas en attendre un allègement spectaculaire — et surtout, il ne dispense en rien de provisionner pour la régularisation.

Le piège de l'année 3 : la régularisation

C'est le mécanisme qui prend au dépourvu la majorité des soignants libéraux qui s'installent. Et c'est aussi le cœur du problème de trésorerie en début d'activité.

Comment ça fonctionne

Pendant vos deux premières années, vos cotisations sont calculées sur la base forfaitaire (9 131 € en 2026). En année 3, l'URSSAF et votre caisse de retraite disposent enfin de vos revenus réels (déclarés via la DSI/DS-PAMC). Ils recalculent vos cotisations définitives pour les années 1 et 2, et vous réclament la différence entre ce que vous avez payé (peu) et ce que vous auriez dû payer (beaucoup plus).

Un exemple chiffré

Prenons le cas de Thomas, kinésithérapeute libéral installé au 1er janvier 2026. Sa première année d'activité, il réalise un bénéfice net de 45 000 €. Ses cotisations URSSAF provisionnelles, calculées sur la base forfaitaire de 9 131 €, se sont élevées à environ 2 000 €. Mais ses cotisations réelles, calculées sur un bénéfice de 45 000 €, auraient dû être de l'ordre de 5 500 à 6 500 € (selon les taux applicables). La régularisation pour cette seule année représente donc un rattrapage de 3 500 à 4 500 €.

Multipliez par deux (les deux années de cotisations forfaitaires), ajoutez la régularisation de la caisse de retraite (CARPIMKO dans son cas), et vous obtenez facilement un rattrapage total de 8 000 à 12 000 € qui tombe en une seule fois en année 3. Le tout au moment où les cotisations provisionnelles de l'année en cours sont elles aussi revues à la hausse, puisqu'elles sont désormais basées sur vos revenus réels.

Pourquoi c'est un problème de trésorerie, pas un problème de montant

Il est important de comprendre que la régularisation ne représente pas un surcoût. Vous auriez payé ces cotisations de toute façon si elles avaient été calculées correctement dès le départ. Le problème est purement un problème de trésorerie : l'argent que vous n'avez pas mis de côté pendant un an vous est demandé d'un coup. C'est la raison pour laquelle l'anticipation dès le premier mois d'activité est cruciale.

Comment anticiper : les bons réflexes dès le premier mois

Provisionnez chaque mois la différence

Le réflexe le plus important est de calculer, chaque mois, l'écart entre les cotisations provisionnelles que vous payez réellement et celles que vous devriez payer sur la base de vos revenus réels. La différence doit être mise de côté sur un compte dédié, sans y toucher.

En pratique, la plupart des soignants qui s'installent n'ont ni le temps ni l'expertise pour faire ce calcul manuellement chaque mois. Les taux varient selon la profession, le statut de conventionnement, le régime fiscal (micro-BNC ou BNC réel), et la réforme de l'assiette sociale 2026 a encore complexifié les choses avec l'abattement de 26 % et les nouveaux barèmes. C'est exactement ce que Docaly automatise : vous renseignez votre CA chaque mois, et le montant à provisionner se calcule tout seul.

Ouvrez un compte dédié à vos charges

Séparez votre compte professionnel courant (où arrivent vos recettes) et un compte d'épargne dédié aux cotisations et à l'impôt. Chaque mois, transférez le montant à provisionner sur ce compte. C'est la seule façon de ne pas toucher à cet argent par mégarde.

Demandez le calcul sur revenu estimé

Peu de soignants le savent, mais vous pouvez demander à l'URSSAF de recalculer vos cotisations provisionnelles sur la base d'un revenu estimé — plutôt que sur la base forfaitaire. Si votre activité démarre fort, cette option vous permet de payer des cotisations plus proches de la réalité et de réduire le choc de la régularisation. Attention toutefois : si vous surestimez votre revenu, vous paierez trop et devrez attendre le remboursement. Si vous le sous-estimez, une régularisation complémentaire sera due.

Gardez en tête le calendrier des échéances

Les cotisations URSSAF sont prélevées mensuellement (le 5 ou le 20 du mois) ou trimestriellement selon l'option choisie. Les cotisations retraite (CARPIMKO, CARMF, etc.) ont leurs propres échéances trimestrielles ou semestrielles. Consultez le calendrier de paiement CARPIMKO pour les dates précises mois par mois. Un retard de paiement entraîne des majorations de 5 % — une pénalité évitable avec un minimum d'organisation.

Pour comprendre en détail le mécanisme de régularisation et éviter les mauvaises surprises dès votre troisième année, consultez notre guide complet sur la régularisation URSSAF.


Sources : URSSAF — professionnels de santé, Service-public.fr

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Dans cet article

  • Première année d'installation en libéral : quelles cotisations prévoir ?
  • Le problème : des cotisations opaques et un faux sentiment de confort
  • Les cotisations URSSAF de la première année
  • La base forfaitaire : 9 131 € en 2026
  • Ce que vous payez concrètement à l'URSSAF en année 1
  • Micro-BNC : un cas particulier
  • Les cotisations retraite : la caisse dépend de votre profession
  • CARPIMKO : infirmiers, kinés, orthophonistes, pédicures-podologues, orthoptistes
  • CARMF : médecins
  • CARCDSF : dentistes et sages-femmes
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  • CIPAV : ostéopathes, psychologues, ergothérapeutes, diététiciens, psychomotriciens, chiropracteurs
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  • Les nouvelles règles depuis janvier 2026
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  • L'impact concret sur votre première année
  • Le piège de l'année 3 : la régularisation
  • Comment ça fonctionne
  • Un exemple chiffré
  • Pourquoi c'est un problème de trésorerie, pas un problème de montant
  • Comment anticiper : les bons réflexes dès le premier mois
  • Provisionnez chaque mois la différence
  • Ouvrez un compte dédié à vos charges
  • Demandez le calcul sur revenu estimé
  • Gardez en tête le calendrier des échéances

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