CARPIMKO : qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert ? Guide complet pour les débutants
Vous venez de vous installer en libéral — ou vous y pensez sérieusement — et vous découvrez un acronyme partout sur vos documents : CARPIMKO. Votre comptable en parle, l'URSSAF vous y renvoie, et votre premier appel de cotisation mentionne des régimes dont vous n'avez jamais entendu parler. Pas de panique : c'est normal, et vous n'êtes pas le ou la seul(e) à vous poser la question.
La CARPIMKO est un organisme central dans la vie de tout auxiliaire médical libéral. Elle gère votre retraite et votre prévoyance — autrement dit, ce que vous toucherez quand vous arrêterez de travailler, et ce qui vous protège si un accident de la vie vous empêche d'exercer. Pourtant, la plupart des praticiens découvrent son existence le jour où ils reçoivent leur premier appel de cotisation, sans vraiment comprendre à quoi correspondent les montants demandés.
Ce guide vous explique concrètement ce qu'est la CARPIMKO, qui est concerné, combien vous allez cotiser en 2026, et ce que vous obtenez en retour. L'objectif : que vous puissiez lire votre prochain appel de cotisation sans avoir besoin de Google.
Pourquoi c'est important de comprendre la CARPIMKO
Quand on s'installe en libéral, l'essentiel de l'attention va naturellement vers le démarrage de l'activité : trouver des patients, organiser ses tournées ou son cabinet, gérer la facturation. Les cotisations sociales passent souvent au second plan — jusqu'au jour où un appel de cotisation de plusieurs milliers d'euros arrive dans la boîte aux lettres.
Le problème, c'est que la CARPIMKO représente une part significative de vos charges obligatoires. Pour un auxiliaire médical dont le bénéfice tourne autour de 50 000 €, les cotisations CARPIMKO (retraite de base, complémentaire, ASV et invalidité-décès) atteignent environ 9 000 à 10 000 € par an. C'est un montant comparable à vos cotisations URSSAF — et pourtant, beaucoup de praticiens ne savent pas précisément ce qu'ils paient ni ce qu'ils obtiennent en retour.
Comprendre la CARPIMKO, c'est comprendre où va une partie importante de votre argent, et surtout anticiper ces montants pour ne pas être pris au dépourvu. Les régularisations de cotisations CARPIMKO — quand la caisse recalcule vos cotisations sur la base de vos vrais revenus — sont l'une des sources de stress financier les plus courantes chez les soignants libéraux, en particulier dans les premières années d'exercice.
La CARPIMKO, c'est quoi exactement ?
Une caisse de retraite et de prévoyance créée en 1948
La CARPIMKO est la Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-Podologues, Orthophonistes et Orthoptistes. Comme son nom (très) complet l'indique, elle est spécifiquement dédiée aux auxiliaires médicaux exerçant en libéral.
Créée en 1948, elle fait partie du système de retraite des professions libérales en France. Plus précisément, c'est l'une des dix sections professionnelles de la CNAVPL (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse des Professions Libérales). Chaque famille de profession libérale a sa propre caisse : les médecins cotisent à la CARMF, les dentistes à la CARCDSF, les pharmaciens à la CAVP, et les auxiliaires médicaux à la CARPIMKO.
La CARPIMKO regroupe aujourd'hui plus de 235 000 cotisants, ce qui en fait l'une des sections les plus dynamiques de la CNAVPL. Les affiliations y sont parmi les plus nombreuses chaque année, avec environ 15 000 nouvelles inscriptions en moyenne.
Son rôle : trois missions essentielles
La CARPIMKO remplit trois missions pour ses affiliés :
Constituer votre retraite. Chaque cotisation que vous versez est convertie en points de retraite. Au moment de votre départ, ces points sont multipliés par une valeur unitaire pour déterminer le montant de votre pension. C'est un système par répartition : vos cotisations financent les pensions des retraités actuels, et les cotisations des futurs actifs financeront la vôtre.
Vous protéger en cas d'incapacité de travail. Si un problème de santé vous empêche d'exercer, la CARPIMKO verse des indemnités journalières à partir du 91e jour d'arrêt de travail (les 90 premiers jours étant couverts par la CPAM). En cas d'invalidité permanente, elle verse une rente.
Protéger vos proches en cas de décès. La CARPIMKO verse un capital décès à votre conjoint et à vos enfants, ainsi qu'une rente de survie et une rente d'éducation pour les enfants à charge.
Qui est concerné par la CARPIMKO ?
Les cinq professions affiliées
L'affiliation à la CARPIMKO est obligatoire pour cinq professions paramédicales exerçant à titre libéral en France et dans les départements d'outre-mer :
Les infirmiers et infirmières libéraux (IDEL), les masseurs-kinésithérapeutes, les pédicures-podologues, les orthophonistes et les orthoptistes.
Cette obligation s'applique quel que soit votre statut : titulaire d'un cabinet, collaborateur ou remplaçant. Même si vous n'exercez qu'à temps partiel en libéral, vous devez cotiser à la CARPIMKO dès votre premier acte professionnel.
Comment s'affilier
Dans la plupart des cas, l'affiliation se fait automatiquement. Lorsque vous déclarez votre début d'activité libérale auprès de l'URSSAF (qui fait office de Centre de Formalités des Entreprises), celle-ci transmet vos informations à la CARPIMKO.
En pratique, il arrive que cette transmission prenne du temps. Si vous n'avez rien reçu de la CARPIMKO un mois après votre inscription à l'URSSAF, il est recommandé de télécharger directement la déclaration d'affiliation sur le site carpimko.com et de l'envoyer par courrier recommandé, accompagnée de votre attestation d'inscription au répertoire ADELI ou de votre carte de professionnel de santé.
L'affiliation prend effet le premier jour du trimestre civil qui suit le début de votre activité. Par exemple, si vous commencez à exercer le 15 février, votre affiliation sera effective au 1er avril.
Et les autres professions de santé ?
Si vous êtes médecin, dentiste, sage-femme, pharmacien, ostéopathe ou psychologue libéral, vous ne dépendez pas de la CARPIMKO. Chaque profession a sa propre caisse de retraite : la CARMF pour les médecins, la CARCDSF pour les dentistes et sages-femmes, la CAVP pour les pharmaciens, et la CIPAV pour les ostéopathes, psychologues et ergothérapeutes entre autres.
Les quatre régimes de cotisation CARPIMKO en 2026
Vos cotisations CARPIMKO se répartissent en quatre régimes obligatoires distincts. Voici le détail pour 2026, basé sur un PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) fixé à 48 060 €.
Le régime de retraite de base
C'est le socle de votre future pension. La cotisation est entièrement proportionnelle à vos revenus professionnels et se calcule sur deux tranches :
Tranche 1 : 8,73 % de vos revenus compris entre 0 et 1 PASS (48 060 €). Tranche 2 : 1,87 % de vos revenus compris entre 0 et 5 PASS (240 300 €).
Prenons le cas de Claire, infirmière libérale installée depuis trois ans, avec un bénéfice de 50 000 €. Sa cotisation de retraite de base 2026 se décompose ainsi : 8,73 % × 48 060 € = 4 196 € (tranche 1), plus 1,87 % × 50 000 € = 935 € (tranche 2), soit un total d'environ 5 131 € pour le régime de base seul.
Le régime de retraite complémentaire (réformé en 2026)
C'est ici que le changement est le plus important en 2026. Jusqu'en 2025, ce régime combinait une part forfaitaire (environ 2 312 €, donnant droit à 8 points automatiques) et une part proportionnelle. Depuis le 1er janvier 2026, ce système a été entièrement remplacé par une cotisation proportionnelle unique :
Le taux est de 8,70 % de vos revenus, sur une assiette comprise entre 0,5 PASS (24 030 €) et 3 PASS (144 180 €). Si vos revenus sont inférieurs à 24 030 €, vous payez tout de même une cotisation plancher calculée sur cette base, soit environ 2 091 €. Si vos revenus dépassent 144 180 €, vous payez le plafond de 12 544 €.
Autre changement majeur : il n'y a plus de points automatiques. Les points de retraite complémentaire sont désormais attribués exclusivement en fonction du montant de cotisation versé.
Pour Claire et ses 50 000 € de bénéfice, la cotisation complémentaire 2026 est de 8,70 % × 50 000 € = 4 350 €.
Le régime invalidité-décès
Cette cotisation est forfaitaire : 1 022 € par an en 2026, quel que soit votre niveau de revenu. Elle finance les indemnités journalières versées par la CARPIMKO à partir du 91e jour d'arrêt de travail (55,44 €/jour en 2026), les pensions d'invalidité et le capital décès.
Elle est due intégralement dès la première année d'installation, sauf si vous bénéficiez de l'ACRE.
L'Avantage Social Vieillesse (ASV)
L'ASV est un régime supplémentaire qui ne concerne que les auxiliaires médicaux conventionnés — c'est-à-dire ceux qui exercent sous convention avec l'Assurance maladie, ce qui est le cas de la grande majorité des praticiens.
Sa particularité : une partie de la cotisation est prise en charge par la CPAM. En 2026, le détail est le suivant. Part forfaitaire : 224 € à votre charge (la CPAM prend en charge environ 448 €, soit les deux tiers). Part proportionnelle : 0,40 % de vos revenus conventionnés de l'avant-dernière année, dont 60 % est pris en charge par la CPAM. Vous ne payez donc que 0,16 % de votre poche.
Récapitulatif pour un bénéfice de 50 000 €
Pour donner une vue d'ensemble, reprenons le cas de Claire avec 50 000 € de bénéfice en 2026 :
Retraite de base : environ 5 131 €. Retraite complémentaire : environ 4 350 €. Invalidité-décès : 1 022 €. ASV (part praticien) : environ 300 € (forfait + proportionnelle après prise en charge CPAM).
Total CARPIMKO à la charge de Claire : environ 10 800 € par an, soit environ 900 € par mois. C'est un montant considérable qui doit être anticipé dans sa trésorerie mensuelle.
C'est d'ailleurs la raison d'être d'un outil comme Docaly : chaque mois, il calcule le montant exact de vos cotisations CARPIMKO et URSSAF en fonction de votre activité réelle, et vous indique précisément combien mettre de côté. Mais voyons d'abord ce que ces cotisations vous apportent concrètement.
Ce que la CARPIMKO vous offre en retour
Votre retraite
Chaque cotisation versée à la CARPIMKO est convertie en points de retraite. Au moment de votre départ, le nombre total de points acquis est multiplié par la valeur du point en vigueur pour déterminer votre pension annuelle.
En 2026, les valeurs indicatives des points sont les suivantes : environ 0,66 € par point pour le régime de base, environ 21,48 € par point pour le régime complémentaire, et environ 1,50 € par point pour l'ASV.
L'âge légal de départ à la retraite varie entre 62 et 64 ans selon votre année de naissance. Le taux plein (sans décote) est acquis automatiquement à 67 ans, ou plus tôt si vous justifiez du nombre de trimestres requis (entre 169 et 172 trimestres selon votre génération).
Si vous partez avant d'avoir atteint le taux plein, une décote s'applique : 1,25 % par trimestre manquant pour le régime complémentaire. À l'inverse, si vous continuez à exercer au-delà du taux plein, une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire majore votre pension (dans la limite de 20 trimestres).
La protection en cas d'arrêt de travail
Si vous êtes contraint d'arrêter de travailler pour raison de santé, voici ce qui se passe :
Du 4e au 90e jour d'arrêt, c'est la CPAM qui vous verse des indemnités journalières (sous conditions). À partir du 91e jour, la CARPIMKO prend le relais avec une indemnité de 55,44 €/jour en 2026, pendant 3 ans maximum. Cette indemnité peut être majorée de 16,63 € par jour si vous avez un enfant à charge.
Soyons clairs : 55,44 € par jour, cela représente environ 1 663 € par mois. Pour un praticien dont le revenu mensuel tourne autour de 3 500 à 5 000 € nets, c'est insuffisant pour maintenir son niveau de vie et continuer à payer ses charges fixes (loyer du cabinet, assurances, cotisations). C'est pourquoi la plupart des professionnels souscrivent une prévoyance complémentaire (contrat Madelin) pour couvrir cet écart.
La protection en cas d'invalidité
Si votre incapacité devient permanente, la CARPIMKO verse une rente annuelle : 10 080 € en cas d'incapacité partielle (taux d'invalidité supérieur ou égal à 66 %), et 20 160 € en cas d'incapacité totale. Ces montants sont bruts, soumis aux prélèvements sociaux.
La protection de vos proches en cas de décès
En cas de décès d'un affilié en activité, la CARPIMKO verse un capital décès à ses proches : 54 432 € au conjoint non séparé avec un ou plusieurs enfants à charge, 36 288 € au conjoint sans enfant à charge, et 18 144 € en l'absence d'ayant droit direct (versé aux enfants, puis aux descendants, puis aux ascendants).
Une rente de survie de 10 080 € par an peut également être versée au conjoint survivant sous certaines conditions.
Les pièges à connaître en début d'activité
Les cotisations forfaitaires des premières années
Quand vous démarrez votre activité libérale, la CARPIMKO ne connaît pas encore vos revenus réels. Vos cotisations sont donc calculées sur une base forfaitaire réduite (environ 19 % du PASS, soit un revenu fictif d'environ 9 130 € en 2026). En première et deuxième année, vous payez donc des cotisations relativement faibles — ce qui peut donner une fausse impression de légèreté.
Le piège de la régularisation
Une fois vos revenus réels déclarés (généralement en année 2 ou 3), la CARPIMKO recalcule vos cotisations sur la base de votre vrai revenu. Si celui-ci est nettement supérieur à la base forfaitaire — ce qui est le cas pour la grande majorité des praticiens — vous recevez un appel de cotisation complémentaire qui peut représenter plusieurs milliers d'euros en une seule fois.
Prenons le cas de Thomas, kinésithérapeute qui s'installe en janvier 2026 avec un bénéfice de 45 000 € dès sa première année complète. Ses cotisations provisionnelles CARPIMKO de première année sont calculées sur environ 9 130 €, soit environ 3 370 € au total. Mais le montant réellement dû pour 45 000 € de bénéfice se situe plutôt autour de 8 500 €. La différence — plus de 5 000 € — lui sera réclamée en régularisation, en plus des cotisations provisionnelles déjà en cours pour l'année suivante.
C'est le phénomène qui prend au dépourvu la majorité des soignants libéraux dans leurs premières années. La solution : anticiper dès le départ en mettant de côté chaque mois le montant réel de vos cotisations, pas seulement le montant provisionnel appelé par la caisse.
L'ACRE : une aide en début d'activité
Si vous créez votre activité libérale pour la première fois, vous pouvez bénéficier de l'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise), qui vous accorde une exonération partielle de cotisations pendant vos premières années d'activité. Les conditions et le montant de l'exonération dépendent de votre revenu. Pour en bénéficier, vos revenus ne doivent pas dépasser certains seuils (48 060 € en 2026 pour une exonération totale, dégressivité au-delà).
Ce que Docaly simplifie pour vous
L'un des plus grands défis quand on est affilié à la CARPIMKO, c'est de savoir exactement combien on va payer — et quand. Les cotisations provisionnelles ne reflètent pas votre situation réelle, les régularisations arrivent avec un décalage d'un an, et le passage d'un système forfaitaire à un système proportionnel en 2026 ajoute une couche de complexité.
Docaly intègre les barèmes CARPIMKO 2026 — y compris la réforme du régime complémentaire et la nouvelle assiette sociale unifiée. Chaque mois, à partir de votre chiffre d'affaires réel, l'application calcule le montant exact de vos cotisations CARPIMKO (retraite de base, complémentaire, ASV, invalidité-décès) et de vos cotisations URSSAF. Elle compare ensuite ces montants avec ce que votre caisse vous prélève réellement, et vous indique précisément combien mettre de côté pour absorber la régularisation à venir.
Résultat : vous savez chaque mois combien vous pouvez vous verser et combien provisionner. Plus de mauvaise surprise à l'ouverture du courrier.
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Questions fréquentes
C'est quoi la CARPIMKO en résumé ?
La CARPIMKO est la Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des auxiliaires médicaux libéraux. Elle gère votre retraite (de base et complémentaire), votre prévoyance en cas d'arrêt de travail ou d'invalidité, et la protection de vos proches en cas de décès. L'affiliation est obligatoire pour les infirmiers, kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes exerçant en libéral.
Est-ce que l'affiliation à la CARPIMKO est obligatoire ?
Oui, sans exception. Dès votre premier acte professionnel en tant qu'auxiliaire médical libéral, vous devez être affilié à la CARPIMKO. Cela concerne aussi les remplaçants et les collaborateurs, même à temps partiel.
Combien coûtent les cotisations CARPIMKO en 2026 ?
Cela dépend de vos revenus. Pour un bénéfice de 50 000 €, comptez environ 10 800 € par an (toutes cotisations CARPIMKO confondues). Le minimum pour un début d'activité avec ACRE est d'environ 3 370 € en 2026.
Quelle est la différence entre CARPIMKO et URSSAF ?
L'URSSAF collecte vos cotisations maladie-maternité, allocations familiales et CSG-CRDS. La CARPIMKO gère spécifiquement votre retraite et votre prévoyance. Ce sont deux organismes distincts avec des appels de cotisation séparés. Ensemble, ils représentent la totalité de vos charges sociales obligatoires.
Qu'est-ce qui a changé à la CARPIMKO en 2026 ?
Le changement majeur concerne le régime de retraite complémentaire : il est passé d'un système mixte (part forfaitaire + part proportionnelle) à un système intégralement proportionnel au taux de 8,70 %, sur une assiette comprise entre 0,5 et 3 PASS. Il n'y a plus de points automatiques — les points sont désormais attribués uniquement en fonction du montant cotisé. Par ailleurs, la réforme de l'assiette sociale unifiée modifie la base de calcul de toutes les cotisations des indépendants.
Comment connaître le montant exact de mes cotisations CARPIMKO ?
Vous pouvez consulter votre appel de cotisation sur votre espace personnel carpimko.com. Attention : les montants provisionnels ne correspondent pas toujours à ce que vous devrez réellement payer, puisqu'ils sont calculés sur vos revenus passés. Pour connaître vos cotisations en temps réel, basées sur votre activité actuelle, vous pouvez utiliser un outil comme Docaly qui applique les barèmes 2026 à votre chiffre d'affaires mensuel.
La CARPIMKO verse-t-elle des indemnités en cas d'arrêt de travail ?
Oui, mais uniquement à partir du 91e jour d'arrêt. Du 4e au 90e jour, c'est la CPAM qui prend en charge les indemnités journalières. La CARPIMKO verse ensuite 55,44 € par jour pendant 3 ans maximum. Ce montant est souvent insuffisant pour couvrir les charges courantes d'un praticien, d'où l'intérêt de souscrire une prévoyance complémentaire.
Je suis ostéopathe / psychologue / ergothérapeute : est-ce que je dépends de la CARPIMKO ?
Non. Ces professions dépendent de la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse). Les médecins relèvent de la CARMF, les dentistes et sages-femmes de la CARCDSF, et les pharmaciens de la CAVP. La CARPIMKO est exclusivement réservée aux cinq professions paramédicales citées plus haut.
Pour conclure
La CARPIMKO n'est pas qu'une ligne de plus sur votre relevé de charges : c'est le pilier de votre protection sociale en tant qu'auxiliaire médical libéral. Comprendre ce que vous payez et ce que vous obtenez en retour est la première étape pour gérer sereinement votre trésorerie.
L'essentiel à retenir : affiliez-vous dès le démarrage de votre activité, provisionnez chaque mois le montant réel de vos cotisations (pas seulement les appels provisionnels), et pensez à compléter la couverture CARPIMKO par une prévoyance adaptée.
Pour approfondir le sujet des cotisations, consultez notre guide détaillé des cotisations CARPIMKO 2026 ou notre article sur les cotisations URSSAF de l'infirmier libéral.